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TOUTTI PSYCHOLOGIE DE BASE

Posté par: Alioune ibnou ab diouf| Mercredi 10 mai, 2017 07:05  | Consulté 211 fois  |  0 Réactions  |   

TOUTTI PSYCHOLOGIE DE BASE

Au Sénégal, il est de pratique courante de ne pas savoir situer les humeurs d'une personne dans les divers registre allant d'une phase passagère à chroniques du fait de la tendance populaire à juste classifier les individus en fous et normaux.

Il va de soit qu'une majotité de personnes atteintes de troubles de l'humeur passent à travers les mailles du filet sociale et donc médicale car étant classées comme "normales" ou pas assez folles, ce fait de société semble dû à un manque de culture de la psychanalyse et des soins psychiatriques là où les réponses traditionnelles quoiqu'éfficaces semblent délaissées par la population.

Je propose donc une définition et une classification basique de ces troubles de l'humeur en mettant un focus sur les troubles bipolaires très caractéristiques du comportement de notre société en particulier la classe des "politiciens" dont les incohérences de discours et de pratiques semblent à tout point inconstant voire suicidaire.

DEFINITION 

Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur qui se définit par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation et de dépression. Le terme « bipolaire » évoque ainsi ces deux pôles, entre lesquels l’humeur oscille.

Jusqu’en 1980, le trouble bipolaire était dénommé psychose maniaco-dépressive (PMD) ou maladie maniaco-dépressive (MMD). L'emploi du concept de « bipolarité » est issu de la reformulation, officialisée par le DSM-III en 1980, d'un grand nombre de termes descriptifs de troubles mentaux. Contrairement à des psychiatres et psychologues de la filière psycho dynamique le DSM-III a exclu tous les termes de provenance psychanalytique, comme le terme de "psychose" qui a une acception variable selon l'école de pensée. Ce seul changement de terme a fait l'objet d'une controverse dans le monde médical.
Diagnostic

Il est nécessaire d'éliminer d'autres troubles, notamment parce que des symptômes dus à un dérèglement de la thyroïde pourraient être attribués par erreur à un trouble bipolaire. Les individus atteints de trouble bipolaire montrent des symptômes qui peuvent aussi être confondus avec ceux de la schizophrénie, de la dépression ou du trouble de la personnalité borderline, entre autres.
Signes et symptômes

Lorsque les fluctuations d’humeur dépassent en intensité ou en durée celles de l’humeur normale et qu’elles entraînent des altérations du fonctionnement ou une souffrance, on parle de troubles de l’humeur.

Le trouble bipolaire est un trouble mental qui touche la régulation et l’équilibre de l’humeur. Les individus qui en souffrent sont sujets à des fluctuations d’humeur excessives, voire extrêmes, sans qu’il y ait forcément un événement extérieur déclenchant.

Les individus bipolaires connaissent des périodes où leur humeur est excessivement « haute » : il est question d’hypomanie (« hypo- » signifie « moins que » ou « sous ») si l’élévation de l’humeur est relativement modérée et d’un état maniaque si elle est très importante. De plus, les individus présentant un trouble bipolaire peuvent également connaître des périodes durant lesquelles leur humeur est particulièrement basse - il est alors question d’état dépressif modéré ou sévère. Tous les individus bipolaires ne présentent pas de période dépressive, mais c’est surtout dans leur histoire la présence d’une période où l’humeur est anormalement haute qui doit faire évoquer le diagnostic de trouble bipolaire. En fait, les périodes d’humeur haute et d’humeur basse alternent le plus souvent, entrecoupées de périodes d’humeur normale. Le terme « bipolaire » renvoie à la manie et à la dépression, qui sont les deux extrêmes (pôles) entre lesquels l’humeur oscille. L’oscillation spectaculaire de l’humeur est parfois appelée épisode ou accès thymique. La fréquence, l’intensité et la durée des épisodes thymiques varient d’un individu à un autre. En l’absence de traitement ou de soins appropriés, la fréquence des oscillations et la gravité de cette maladie chronique peuvent augmenter.

Le trouble bipolaire peut se caractériser par une phase maniaque sans présence de phase dépressive. Les individus souffrant de trouble bipolaire peuvent également faire l'expérience d'épisodes mixtes durant lesquels les symptômes de manie ou d'hypomanie tels que l'excitation par exemple et les symptômes de dépression tels que la tristesse sont ressentis en même temps. Ces événements sont souvent entrecoupés par des périodes de stabilité de durée variable. Un état maniaque très intense peut s'accompagner de délires et d'hallucinations.


Épisodes dépressifs

Les signes et symptômes de cette phase dépressive du trouble bipolaire comprennent des sentiments persistants de tristesse, d'anxiété, de culpabilité, de colère, d'isolement ou de désespoir ; des troubles du sommeil et de l'appétit ; de la fatigue et des pertes d'intérêts dans les activités ; problèmes de concentration ; solitude, haine envers soi, apathie ou indifférence ; dépersonnalisation ; timidité ou anxiété ; agressivité, souffrance chronique (avec ou sans cause apparente) ; manque de motivation ; et idées suicidaires morbides. Dans de sévères cas, l'individu peut présenter un délire ou, moins communément, hallucinations. Un épisode dépressif majeur peut persévérer au-delà de six mois s'il reste non traité.

Épisodes maniaques

La manie est caractérisée par un état dans lequel l'individu présente une humeur élevée ou irritable qui peut être euphorique et qui dure au moins une semaine (moins si une hospitalisation est requise). Des délires, comme chez les individus schizophrènes, sont diagnostiqués et peuvent être de différents types (par exemple sur le thème du complot ou sur un thème mystique, le délire de grandeur est cependant plus fréquent). En phase de manie, l'individu peut faire des gestes dangereux pour lui et pour les autres. C'est alors un cas d’urgence psychiatrique. L'individu doit être hospitalisé.

Épisodes hypomaniaques

Lors d’une phase d’hypomanie, les idées s’accélèrent, l'individu ne ressent plus la fatigue ni l’envie de dormir, celui-ci a tendance à être euphorique, à avoir davantage d’idées, fait des projets, parfois très ambitieux voire irréalistes. Ces phases peuvent varier entre plusieurs heures, et quelques jours consécutifs. Dans certains cas, le sujet peut avoir des pensées mégalomaniaques, et une désinhibition sociale et parfois sexuelle.


Symptômes associés

Un des aspects dramatiques de ce trouble mental est que, lors de la phase maniaque, l'individu peut se discréditer gravement sur le plan social et professionnel. Une fois la phase de manie passée, lorsqu'il se rend compte de la manière dont il agit, l'individu est souvent accablé ; cela s'ajoute à son sentiment de dépression. Cependant, les troubles peuvent se manifester par de graves troubles du jugement, ainsi altéré ; des biais cognitifs, ou « artefacts cognitifs », peuvent se faire jour, notamment un sentiment de persécution associé à un sentiment de toute-puissance. Dans ces moments, il est important que l'individu atteint de trouble bipolaire ne reste pas seul. Le désespoir peut être intense, le risque de suicide est très fort, l'individu se dévalorise et se juge nul, inutile, éprouve un immense sentiment de honte.

Certains patients atteints de trouble bipolaire peuvent éprouver des problèmes moteurs pendant leurs épisodes. Ces problèmes touchent jusqu’à 25 % des patients déprimés et jusqu’à 28 % des patients qui traversent un épisode mixte ou maniaque. Ces problèmes moteurs sont appelés « symptômes catatoniques ». Ces symptômes varient et peuvent comprendre une agitation extrême, ou au contraire, un ralentissement des mouvements. Parfois, le patient fait des mouvements ou adopte des postures inusitées. Il est soit impossible à ralentir, soit impassible au point de refuser d’ouvrir la bouche pour manger, boire ou parler. Sa santé physique est alors gravement menacée. Dans la plupart des cas, un traitement permet d’éliminer les symptômes catatoniques.
CONCLUSION
Le trouble bipolaire est le trouble psychiatrique avec le plus haut risque de suicide à long terme - de l’ordre de 15 % sur la vie entière, soit trente à soixante fois plus que la population générale. Ce risque, fait avant tout, suite à la présence d’épisodes dépressifs mixtes ou à la fréquence élevée de comorbidité, comme les troubles anxieux ou l'alcoolo-dépendance.

A nous donc de bien nous observer les uns des autres afin d'alerter nos proches sur ceux qui auront besoin d'une assistance psychiatrique afin de préserver notre société des comportements suicidaires sur les routes, au niveau des partis politiques, dans la mer barzak ou dans les groupes terroristes...

 

 L'auteur  alioune ibnou ab diouf
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Mots Clés: PSYCHOLOGIE; BASE
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